13/01/2011

Texte rédigé par ANTHONY BRADLEY Journaliste - Musicien - Auteur - Compositeur -EX-ANIMATEUR RADIO RFM

Dans chaque pays du monde des jeunes talents attendent leur consécration dans tous les domaines : La chanson, le spectacle, le théâtre, le cinéma, la littérature ...

  Malheureusement pour certains cette consécration ne viendra jamais. Il faut donc que de bonnes âmes et tous les futurs artistes se réunissent pour créer une association et serrer les coudes pour repousser une certaine mafia, les loups qui veulent rester maître dans toutes les décisions pour donner ou non à nos enfants la chance de leur vie et favoriser en titre par un choix personnel, celle ou celui qui sera l'artiste de demain.

 Le jugement, la décision et la chance doivent venir uniquement par le vote du public et non exigé par un groupe de jean-foutre; qui ne sont là que pour nuire à nos enfants et percevoir une rémunération confortable... Aidés par certains Médias... Nous finissons par la force à avaler la sauce !

  Il faut que le monde comprenne qu'il faut stopper ces loups de complaisances, pour que nous puissions découvrir enfin chez nos  jeunes, celles ou ceux qui seront les talents de demain. Nous en avons assez d'écouter des chanteuses et chanteurs médiocres...

 

 Nous sommes en train de perdre le monde Culturel de notre société. Cela est grave à l'heure où la crise de la politique monétaire et le chômage s'étalent sous nos yeux...

 Anthony Bradley

15:47 Écrit par Mid@s dans réflexion sur l'art | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

06/03/2009

Article écrit par Gabriel Alibert

 

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L’art contemporain ou l’art comptant pour rien

Ou "A société de consommation, arts d’assouvissement".

On crée aujourd’hui sur la table rase de son moi, là est l’hérésie de l’art contemporain. On cultive la négation des valeurs de l’art. Tout est art. Tout le monde est artiste. Tout ce qui est nouveau est beau. L’accélération fiévreuse de l’individualisme moderne, impose des modes puériles symptôme d’une grande misère intellectuelle et sociale.

En témoigne, la dernière biennale de Venise avec ses métaphores grossières, là un amas de polochons semés de symboles phalliques, ici un lustre monumental en "Tampax", dont une partie est usagée. Collages, vieux papiers, chiffons, déchets métalliques, urines, les nouvelles armes des artistes, tous les procédés sont bons pour ridiculiser l’art, le "canul’art" en quelques sorte. Le tourbillon des innovations esthétiques "révolutionnaire" est orchestré par le marché soutenu par les médias : audace, provocation, outrance, rupture, se sont banalisées. Promotion de l’abjection ou de l’horreur : exposition de machines à déféquer, exhibitions de mutilations volontaires, cannibalisme : photos d’un Chinois grillant et mangeant des fœtus récupérés à la morgue. Scènes publiques de fornication, photos de pédophilie, délires génétiques : création d’un lapin transgénique vert fluo en affublant l’animal d’un gène de méduse produisant une protéine de fluorescence !

Cette révolte de l’art a cependant une excuse : l’angoisse des praticiens devant l’accablante richesse des œuvres du passé. Comment créer encore, après de tels sommets ? Ne sachant plus comment dépasser la tradition, on l’a niée.

Ce "nombrilisme" nous rend conscient de la laideur angoissante voire déconcertante de presque tout ce qui se crée, du vide artistique dans lequel nous vivons, et du désert culturel qu’engendre l’explosion du divertissement de masse. Dans cette société amorphe, sans courage, sans vraie mémoire, empêtrée par ses contradictions, affamée de paroxysmes et oscillant entre le burlesque, l’infantilisme et le tragique, la satisfaction des pulsions est devenue la norme. Les "jeunes" naviguent dans la culture du plaisir immédiat, la culture des ténèbres, le gothique, le gore, le punk...De l’esbroufe encensé par la nomenclature dans un jargon littéraire souvent incompréhensible. L’art ne doit plus véhiculer des idées transcendantes, il doit être progressiste, militant et remettre en cause l’ordre établi. L’art d’avant-garde se présente comme subversif et anti-bourgeois, expression ultime d’une société qui, pour satisfaire au consumérisme exacerbé qu’elle a elle-même engendré, a renoncé à la morale ascétique pour faire place à une idéologie hédoniste.

"A société de consommation, arts d’assouvissement" disait Malraux.

Nous baignons dans l’éclectisme, dans l’esprit de tolérance et du relativisme où tout est légitime en vertu du droit à la différence. Dans l’univers saturé de la publicité, on en vient à miser sur la puissance commerciale du blasphème, de la parodie... Visite-promenade du dimanche par un public commis l’office, dont le snobisme privilégie les faiseurs à la mode plutôt que les vrais créateurs, telle est la règle. Une fricassé prétentieuse et creuse : "Je manipule le vide, je fais vibrer le néant, je suis dans le vent !" une ambition de feuille morte !

Notre époque choisit l’éphémère contre la durée, le virtuel contre le réel, la culture de la fête contre la transmission du savoir. Au nom de la liberté d’expression, on assiste à une sorte de terrorisme intellectuel, oubliant que la culture est la défense du beau, du bien, du vrai, qu’elle relève de l’éternel et de la contemplation, qu’elle se fonde sur ce qui est raffiné, supérieur. Si le beau est subjectif, s’il est affaire de goût, comment expliquer l’existence d’un consensus autour des "grandes œuvres", comment des auteurs deviennent des "Classiques" et pourquoi 80 % du patrimoine mondial classé par l’UNESCO est religieux ? Le beau est ce qui nous réunit le plus facilement et le plus mystérieusement, et de plus il réjouit nos organes sensoriels. Le beau porte au cœur, c’est un rayon d’intelligibilité qui atteint tout droit.

L’art se moque de la modernité : ce n’est ni une agression, ni un jeu, ni une tactique, ni un trucage. C’est la reproduction libre du beau, non pas de la seule beauté naturelle, mais de la beauté idéale ; c’est un lien secret entre les solitudes qui s’ignorent, un vieux langage qui parle à voix basse des choses éternelles de l’homme. Mais comment tirer l’infini du fini ? Là est la difficulté de l’art, mais aussi sa gloire : arriver à l’âme par le corps. Ce que l’artiste réussit à exprimer dans ce qu’il peint, ce qu’il sculpte, ce qu’il crée, n’est qu’une lueur de la splendeur qui lui a traversé l’esprit pendant quelques instants. La finalité de l’art ne serait-elle pas l’expression de la beauté morale à l’aide de la beauté physique ?

Gabriel Alibert (extrait du site UNI Sorbonne)

 

16:47 Écrit par Mid@s dans réflexion sur l'art | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/03/2009

Sans concession, aucune...

Sujet très, très épineux…Et pourtant, il faut en parler !

 

Dessiner, c’est apprendre à observer et ressentir l’objet ou le paysage et en devenir "partie intégrante".

Il faut acquérir des notions techniques qui permettent à l’artiste d’exprimer au mieux son message.

La perspective, les "rendus" , l’étude des formes, les pleins et déliés, le nombre d’or, la mise en page et la composition dynamique demandent à être assimilés ou au minimum, communiquées.

Il est vrai que la perspective ne fait pas un artiste mais un artiste doit posséder la perspective à fond pour libérer et extérioriser son art loin de tout souci technique.

Lorsque l’élève aura bien assimilé les notions fondamentales du dessin géométrique, il en comprendra immédiatement la valeur pratique aussi  bien en ce qui concerne leur utilisation dans le dessin d’après nature que dans le dessin décoratif ou encore, lors de l’étude de la perspective ou du dessin professionnel.

Malheureusement, la société a tendance à "leurrer" les jeunes et à leur faire croire qu’ils seront tous artistes avec l’unique condition de faire quelque chose !

Là, c’est le chien qui se mord la queue ou du moins qui essaie de se la mordre sans jamais y parvenir et s’il y parvient, il s’aperçoit que cela fait très mal…

On attache tant d’importance au sport car le sport c’est la santé, la jeunesse et l’argent aussi.

Je n’ai rien à reprocher au sport, bien au contraire car il offre au jeune la possibilité de se développer et l’art…non ?Apprendre à voir correctement est inutile ? Apprécier la forme d’un objet, découvrir la nature par l’observation…inutile ?

Maintenant on s’en fou, nos soi-disant artistes savent qu’en jetant de la couleur sur un panneau, qu’en exposant des langes souillés (je l’ai vu), provoquent une rupture dans notre société de pensée et qu’à côté de ça Rembrandt, Van Gogh, Rubens ne sont que de vieux peintres démodés.

On est en plein dedans, ceux qui ne savent pas dessiner se sont dits « Il y a peut-être du fric à se faire », mais comment s’insérer ?  

Il faut profiter de cette confusion sociale pour agir et imposer la dictature artistique ! Et ils ont réussis mais les bernés c’est nous !

Plus rien ne communique dans le domaine artistique, il n’y a plus de message, plus de recherche, il faut "sous titrer" l’œuvre pour expliquer au publique ce qu’on n’a pas pu ni su exprimer…

Ne croyez surtout pas que je mette tous les artistes dans le même panier, aujourd’hui  les "vrais" restent dans l’ombre à cause de l’intolérance politico-sociale quasi dictatoriale !

Il suffit tout simplement de demander à un snobinard de l’art de réaliser un tableau figuratif ou même de lui demander d’essayer et vous verrez le résultat, au mieux il essaiera de s’en sortir en discutant et en intellectualisant son art pour camoufler son incompétence. Par  contre demandez à un peintre figuratif de réaliser un tableau contemporain (comptant pour rien ou content pour rien…à votre guise) et il a toutes les chances de réussir car il peu faire n’importe quoi, c’est bon.

Faut dire que personne n’ose critiquer au risque de se faire molester par les technocrates de l’art qui vous traiteront d’ignorant.

Belle manœuvre car maintenant, ils ont obtenu le  monopole et certaines  écoles abandonnent l’enseignement des bases fondamentales du dessin pour préserver leur clientèle et éviter d’être traitées de ringarde.

Même les conservateurs de musée craignent de passer à côté de l’œuvre du siècle en prenant n’importe quoi, jusqu’à retirer un James Ensor pour mettre un carré de couleur ! 

J’oubliais les critiques d’art qui se camouflent derrière des pseudos et si ce n’est pas le cas ils n’ont de compétence que le verbe incompréhensible. Certains n’ont jamais tenu de crayon ni même suivi un cours artistique. Ce sont les plus dangereux car ils utilisent les médias pour diffuser leur impuissance et le peuple (j’en fais partie) doit digérer l’avis d’un seul personnage.

Arrêtons toute hypocrisie, même le choix des œuvres, lors d’un concours  s’opère à huis-clos et celles qui ne sont pas retenues disparaissent dans la nature…Les membres du jury n’ont rien à craindre car personne ne connait leur véritable choix.

Pourquoi ne pas rétablir le « salon des refusés » ou les gens pourraient  approuver ou condamner la sélection du jury. Plusieurs tentatives ont été faites mais sans succès…pas gai d’être membre de jury quand on ne peut pas faire n’importe quoi.

Oh, ne croyez pas que je sois pessimiste car la crise artistique existe depuis bien plus longtemps que la crise économique que nous connaissons mais je suis fatigué de ce snobisme artistique de mauvais gout. En plus, vous allez me dire « tous les gouts sont dans la nature » et vous avez totalement raison mais je vous répondrai ceci « pourquoi manger tous les jours la même chose quant on peu varier » et en plus ce que vous mangez tous les jours c’est de la pâtée pour chien … il est vrai que certains aiment cette nourriture.

Bref, soyons critique et travaillons pour découvrir ce que le dessin ou la peinture ont d’infini…après on verra !

                                                            A suivre...                                                                              

                              

 

13:21 Écrit par Mid@s dans réflexion sur l'art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/02/2009

Appelons cela "un coup de gueule"...

 

Si vous croyez être « dépassé » ou « démodé » par l’évolution de l’art contemporain, je vous conseille de lire le livre d’Alain Finkielkraut…

Soyez rassuré, ce n’est pas vous qui êtes dépassé…mais l’art d’aujourd’hui dérape tous azimut.

Plus de garde-fou, personne n’ose, aujourd’hui, critiquer une tâche sur un bout de bois.

Bien sûr, beaucoup d'artistes créent d'excellentes œuvres mais ils se perdent très vite ou disparaissent dans l’ombre de la mode.

 ALAIN FINKIELKRAUT auteur du livre "La défaite de la pensée" ne va pas par quatre chemins mais l'histoire nous prouve que nous avons perdu une partie de nos racines.

"Malaise dans la culture. Car la culture c'est la vie avec la pensée. Et on constate aujourd'hui qu'il est courant de baptiser culturelles des activités ou la pensée n'a aucune part. Des gestes élémentaires aux grandes créations de l'esprit, tout devient ainsi prétendument culturel. pourquoi alors choisir la vraie culture, au lieu de s'abandonner aux délices de la consommation et de la publicité, ou à tous les automatismes enracinés dans l'histoire?

Certes, nul ne sort plus son revolver quand il entend le mot "culture". Mais, champions de la modernité ou apôtres de la différence, ils sont de plus en plus nombreux ceux qui, lorsqu'ils entendent le mot "pensée", sortent leur culture.

Une question simple est à l'origine de ce livre: comment en est-on arrivé là ?"

Alain Finkielkraut est né à Paris en 1949...

 

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19:15 Écrit par Mid@s dans réflexion sur l'art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Soyons plus précis...

 

 

Au risque de me répéter : de plus en plus nombreux sont ceux qui, lorsqu'ils entendent le mot "pensée", sortent leur culture.

Ce livre est le récit de leur ascension et de leur triomphe.

« Les coutumes sont légitimes parce qu'elles sont séculaires.

Plus un ordre est ancestral, plus il mérite d'être préservé - Si telle opinion commune a traversé les siècles, c'est qu'elle est vraie. Toute métaphysique abolie, il n'y a de vérité que dans la longévité des choses.

Il aurait fallu renouer le lien rompu avec les générations antérieures; remplacer la quête de l'autonomie par celle de l'authenticité.

Afin de purger le présent de tout impérialisme culturel, les historiens ne déroulent plus le fil du temps, ils le brisent et nous enseignent à ne pas retrouver dans nos ancêtres l'image ou l'esquisse de nous-mêmes. A l'encontre de leur vocation traditionnelle qui était de nous rendre la mémoire de notre passé.

Bref, les historiens déploient l'aventure humaine dans sa dispersion, au lieu de la ramener à une forme unique ou de l'inscrire sur une même ligne évolutive.

La barbarie a donc fini de s'emparer de la culture. A l'ombre de se grand mot, l'intolérance croît, en même temps que l'infantilisme. Quand ce n'est pas l'identité culturelle qui enferme l'individu dans son appartenance et qui, sous peine de haute trahison, lui refuse l'accès au doute, à l'ironie, à la raison.

A tout ce qui pourrait le détacher de la matrice collective c'est l'industrie du loisir, cette création de l'âge technique qui réduit les œuvres de l'esprit à l'état de pacotille. »

19:07 Écrit par Mid@s dans réflexion sur l'art | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |